Tir à l’oiseau

Il faut viser différentes cibles en plumes placées sur un mât de 10 à 20 mètres de haut. Ce tir est aussi appelé tir au papegay (ou « papeguay ») (papegaai signifie perroquet en néérlandais). Dans d’autres parties de la France, notamment en Bretagne, le terme consacré est « Papegault ». Ce jeu aussi dénommé, tir à l’arc à la perche verticale, est toujours pratiqué dans le nord de la France, en Belgique et aux Pays-Bas.

Tir à la perche verticale.

Un dérivatif du tir de l’oiseau est le tir du Roi. Les archers tirent toujours sur un oiseau factice en bois mesurant 1 pouce sur 2, soit environ 2,5 cm sur 5 cm, depuis une distance de 50 mètres. Celui qui touche l’oiseau sera le roi de sa compagnie. En plusieurs lieux, si un roi abat l’oiseau 3 ans de suite, il est nommé empereur à vie dans sa compagnie. Pour les jeunes archers, le tir se fait à partir d’une distance de 30 mètres ; celui qui arrive à « tirer » l’oiseau est appelé roitelet. Selon la tradition, le roi doit construire lui-même l’oiseau pour le concours de l’année suivante.

Ce jeu était favorisé par le Duc de Bretagne, le Roi de France et autres suzerains car en développant l’émulation entre archers (puis arquebusiers…) il permettait de maintenir partout la présence d’hommes habiles pouvant être utiles en cas de guerre. Chaque année, le Roi du Papegault (ou Papegay…) bénéficiait de l’honneur et de la renommée mais aussi de privilèges fiscaux et notamment de la possibilité de vendre l’équivalent de plusieurs milliers de litres de vin hors taxes !

Tir au drapeau

D’une distance de 90 à 125 mètres, 165 mètres ou 205 mètres, on tire 3 flèches dans une cible ronde tracée au sol d’un diamètre de 10 mètres avec un deuxième cercle au milieu de 2 mètres de diamètre qui a un drapeau au centre.

Une variante est un tir a 165 m sur une cible de 10 m de diamètre au sol. Les points sont comptabilisés a 1 point de moins par mètre qui éloigne la flèche du drapeau central. Le maximum est de 5 points au drapeau.